Le nombril, le centre du corps, le centre de la personne... souvent utilisé pour catégorisé la personnalité, la façon de donner, de recevoir, d'être avec la crasse et de se définir par l'autre. Mais au départ.... c'est quoi cet atrocité?
L’ombilic (communément appelé nombril), est la cicatrice de naissance laissée par la coupure du cordon ombilical d’un nouveau-né des mammifères placentaires. (Nombril, au départ source de vie???? Le centre du corps et de la vie???)
Chez l’humain, la cicatrice peut apparaître sous la forme d’une dépression ou d’une protubérance (le JE ou le TU). On les appelle respectivement, surtout en anglais, « innie » et « outie ». Bien qu’ils puissent être séparés en ces deux catégories, les nombrils sont en vérité très différents selon les personnes en taille, forme, profondeur, et surtout apparence. (Comme la société, les gens n'ont pas le même aspect extérieur, mais surtout... ils n'ont pas la même profondeur. Parfois creux, parfois profond.)
Certaines personnes ont un nombril en dépression, donc le centre de leur personne, vers l'intérieur, comme un trou noir, un vide à combler. Le centre de leur personne point vers eux-mêmes, avec de la place, seulement pour une accumulation de mousse de nombril, donc de la crasse de soi, qui s'accumule au-dessus de l'égo démesuré du centre qui se centre sur son centre (c'est dans le milieu de son soi en esti ça!) Le vide à combler, qui avale tout, qui avant, procurait le sang, la vie... se nourrit du sang et de la vie à l'extérieur.
D'autres, ont le nombril à l'extérieur, il pointe vers les autres, sans laisser place au "je pointe vers mon centre", de toute façon, sauf pour la position géographique de cette cicatrice, ces gens ignorent qu'ils ont un centre décentré des autres, ils sombrent dans le qui suis-je dès qu'ils sont seuls. Ce nombril n'est donc rien, s'il ne peu pointer, il souffre du complexe du détachement... Sans pouvoir se combler eux-mêmes, car ils ne se voient pas, le regard étant vers l'extérieur seulement. Pas même de place pour accumuler un peu de sa propre crasse, il vit dans la crasse du nombril dépressif de son voisin. Étant vers l'extérieur, son vide ne peut être combler qu'en comblant le vide d'un nombril dépressif. S'il pointe hors de lui, qui est-il lorsque l'autre n'y est pas... lorsque son centre ne peut pointer vers l'autre, lorsqu'il ne peut projeter l'idée de sa crasse, dans le creux du centre dépressif de son autre hôte...
Puis il y a le nombril ambivalent... parfois dépressif, parfois décentré et concentré sur l'autre... parfois, même plus souvent qu'autrement, indifférent. Juste assez de place pour sa crasse, juste assez hors de son centre pour voir la crasse de son voisin... sans la prendre pour sienne.
Cicatrice de début de vie, trou du centre de chacun, qui autrefois était la source de la vie... le nombril (j'insiste sur le L) nous rappelle que tous, peu importe qui, quoi, d'où, comment pourquoi... et une souris verte... nous sommes car nous avons été liés à quelqu'un, nous sommes car nous avons été dépendants, nous sommes car on nous a donné, inconditionnellement. Pour certains, ça laisse un creux qui s'emplie de crasse d'égo, d'autre, ça laisse un trop plein qui déborde de la honte de l'égo, la honte du centre au centre et d'autres, les fous, jonglent entre les 2.
Finalement, la vie est impossible seul, peu importe, car pour être en vie il faut que quelqu'un nous l'aie donné cette vie (qu'on l'aime ou pas). Si ça commence comme ça, y'a surement une raison... donc éteins ta TV, fermes ton monde virtuel, va te laver, habilles toi, va prendre une marche, trouve un téléphone public et appelles quelqu'un, peu importe, le 1er numéro qui te vient en tête ( non 911 ça marche pas!) et demande sincèrement à ton interlocuteur comment il va et réponds lui aussi sincèrement... qui sait... peut-être que la forme de ton nombril sera surprenante demain matin? Peu importe... un mixage de crasse, ça fait du bien.
On veut tous laisser une trace de notre existence... un peu de notre mousse de nombril... à nous de décider si elle sera seulement dans notre nombril, si notre nombril n'existera que dans la mousse d'un autre... ou si, notre mousse de nombril laissera un souvenir qui fait sourire, autant notre nombril que ceux de qui nous portons la mousse.
Je ne suis pas confuse, je suis... c'est pire!
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