samedi 25 juin 2011

Histoire de mais-trop

L'autre matin, dans le métro, j'ai été inspirée... J'ai eu envie de faire une petite histoire. Nous étions tous tassés, très tassés, dans notre petit wagon et une petite pseudo starlette blonde à l'égo démesuré nous a tous bousculés afin d'admirer son reflet dans la fenêtre de la porte... Puis j'ai renversé mon café, alors entre les stations Berri et Montmorency, je me suis défoulé en écrivant cette histoire... Je ne suis pas poète ou rien du genre, disons plutôt que j'aime jouer avec les mots et créer des images.
Micro-communauté à l'existence éphémère, société en transport, où, soudés les uns aux autres, coudes à coudes, nous sommes unis... Jusqu'à l'ouverture des portes. Parmi nous, gens ordinaires, 9 à 5, qui sont "comme il faut", factures, fractures... Parmi nous, une starlette blonde, parmi mais hors de nous. 
La diva s'agite, on cogite, elle brise la chaine, la société se retrouve coude à cul! La beauté soporifique, ne voit nullement son effet sur la société, il y a elle... puis... les autres. La société de transport entière arrête sa danse, se fixe sur elle, pour comprendre l'interruption de son service. La starlette, tenant le premier rôle de son drame, pousse, tire, se donne des aires, fait la mou et consomme tout l'air... Pour... Enfin, admirer son reflet dans la vitre. Se sourie, se fait la mou, ne manque pas d'aires, manque d'air... 
Les portes s'ouvrent, le reflet disparait, ma société se dissout... La starlette, le cœur brisé, encore une fois, voit disparaitre l'amour de sa vie, un amour empoisonnant, éphémère et soporifique...
 Tatine

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