lundi 29 novembre 2010
Héros ou vilains?
La guerre, les conflits...
Dans les livres, il y a les bons et les méchants. Positions qui, dans la vie, s'alternent dépendemment de quel coté vous vous situez. En fait, il n'y a ni bon ni méchant, seulement des perspectives différentes. Finalement nous sommes tous bons et méchants à la fois, aucune position n'est tout à fait claire... un peu comme quand on mélange toutes les couleurs de notre assortiment de gouache, ça fait brun, au fond nous sommes tous un peu... brun.
lundi 1 novembre 2010
Le poisson qui voulait être un oiseau
Jadis dans une contrée lointaine vivait un poisson, un petit poisson penseur. Petit poisson réfléchissait à longueur de journée: "Pourquoi suis-je? Que suis-je? Où vais-je?". Le petit poisson penseur se devait de tout comprendre, de tout analyser, c'est si insécurisant de ne pas savoir. Ses pairs lui faisaient souvent la morale: "Il n'y a rien à comprendre, tu es un poisson et un poisson mange d'autres poissons, puis se fait manger à son tour!". Pourtant, petit poisson avait la certitude, du fond de ses arrêtes, que même ses fragiles nageoires pouvaient l'amener loin. Il rêvait d'être un oiseau, ca là-haut on doit tout voir et si l'on voit tout, on comprend tout, non?
Petit poisson penseur devint "Grand poisson sans illusions". Il ne comprenait toujours rien à rien et se questionner le rendait amer. Si amer qu'aucun poisson ne l'avait encore mangé. Penser, qui autrefois occupait tout le jour, laissa place à tourner en ronds. Il tournait, tournait, dans l'espoir de créer un raz-de-marée qui l'emporterait au loin. Il avait perdu espoir en ses petites nageoires. Il n'irait jamais loin, ne verrait jamais le cristallin de l'eau vu d'en-haut et finirait avec l'intérieur des arrêtes aussi vide qu'un coquillage abandonné. Grand poisson sans but, sillonnait la mer en attendant la fin. Une idée de se saouler avec la surface le tourmentait. Les poissons craignent le dessus, ils craignent que la mer leur tombe sur la tête... trop de clarté et un manque de "pas d'air".
Poisson tourmenté décida de s'aventurer au-dessus, là où les branchies s’asphyxient par trop de liberté. Ayant atteint la frontière, là où le monde finis, le dessus de son univers, il fût frappé par tant de beauté. Une lumière intense et chaude faisait sécher ses écailles, le vent lui brulait les branchies. À trop observer ce monde étrange, il en oubliait ses dangers. Poisson étonné ferma les yeux et eu l'impression de voler. Il sentait ses écailles toute sèches et son intérieur qui criait pour ne plus avoir d'air. Réveil brutal, poisson imprudent vole vraiment, mais dans la bouche d'un oiseau. Cet animal mystérieux ne semblait pas, lui, le trouver amer. En un regard de poisson, sa vie fût chamboulée, il aimait follement celui qui allait causer sa perte. Un oiseau grandiose, qui vole plus haut et qui chante comme le vent caresse la mer. Poisson amoureux craignait d'être vulnérable sans son "pas d'air" dans la maison de l'oiseau. Oiseau magnifique, en fait, ne mangeait pas les poissons, il croyait qu'ils le comprenaient mieux que ses semblables. Il se questionnait constamment: "Qui suis-je? Où vais-je? Pourquoi?" des pourquoi à l'infini. L'oiseau penseur, se disait qu'en bas, les poissons, dans le calme de la fin du ciel, comprenait tout sur ses pourquoi. Oiseau penseur, poisson penseur, la mer et le ciel amoureux l'un de l'autre et espérant comprendre les univers parallèles qui les abritaient. Poisson peureux se sentait plein d'air et les écailles fragiles. Il devait retourner manquer d'air, de toute façon il ne volerait jamais aux côtés de son oiseau.
Poisson fuyard retourna dans son monde, afin de tourner en rond, son monde là où tout est semblable d'un corail à l'autre. Tourner en ronds ne le rassurait plus finalement. Quelqu'un avait surement déplacé les choses parce qu'il n'avait plus de maison. Au fond de la mer, dans la noirceur et le calme, il s'imaginait volant avec son oiseau. Poisson insatisfait ne se pouvait plus du manque d'air, il voulait de l'air à s'en brûler l'intérieur. Petit poisson, le retour de petit poisson? Poisson amoureux se confectionna des ailes fait de morceaux de corail et de ses propres écailles. S'entraina pendant des mois afin d'être un poisson volant, un demi-oiseau des mers. Poisson courageux partie en quête de son oiseau, les arrêtes remplis d'espoir. Il ratissa les quatre coins du ciel, parcouru les montagnes à la recherche de son amour abandonné.
Poisson anxieux ne perdait pas espoir, son âme nouvelle de demi-oiseau lui disait que l'amour ne se perd jamais, qu'il fallait être patient. Trop de soleil, trop d'air, trop de souffrance, petit poisson séchait au soleil. Il suivait les couleurs du coucher de soleil et aperçu un chemin de plumes. Au bout de ce chemin, un oiseau blessé, les ailes coupées. Oiseau penseur, les ailes arrachées, n'était plus habité par sa lumière. Poisson affolé pris son envol et continua de voler vers les couleurs du soleil couchant, et vola trop vite et trop près de la lumière. Poisson brisé brûla sous les rayons et sa poussière d'écailles fût répandue partout dans la contrée.
On raconte, que le soir au coucher de soleil, on peut l'apercevoir sauter hors de l'eau et voler vers la couleur. Depuis, plus aucun poisson ne sut aimer un oiseau.
Petit poisson penseur devint "Grand poisson sans illusions". Il ne comprenait toujours rien à rien et se questionner le rendait amer. Si amer qu'aucun poisson ne l'avait encore mangé. Penser, qui autrefois occupait tout le jour, laissa place à tourner en ronds. Il tournait, tournait, dans l'espoir de créer un raz-de-marée qui l'emporterait au loin. Il avait perdu espoir en ses petites nageoires. Il n'irait jamais loin, ne verrait jamais le cristallin de l'eau vu d'en-haut et finirait avec l'intérieur des arrêtes aussi vide qu'un coquillage abandonné. Grand poisson sans but, sillonnait la mer en attendant la fin. Une idée de se saouler avec la surface le tourmentait. Les poissons craignent le dessus, ils craignent que la mer leur tombe sur la tête... trop de clarté et un manque de "pas d'air".
Poisson tourmenté décida de s'aventurer au-dessus, là où les branchies s’asphyxient par trop de liberté. Ayant atteint la frontière, là où le monde finis, le dessus de son univers, il fût frappé par tant de beauté. Une lumière intense et chaude faisait sécher ses écailles, le vent lui brulait les branchies. À trop observer ce monde étrange, il en oubliait ses dangers. Poisson étonné ferma les yeux et eu l'impression de voler. Il sentait ses écailles toute sèches et son intérieur qui criait pour ne plus avoir d'air. Réveil brutal, poisson imprudent vole vraiment, mais dans la bouche d'un oiseau. Cet animal mystérieux ne semblait pas, lui, le trouver amer. En un regard de poisson, sa vie fût chamboulée, il aimait follement celui qui allait causer sa perte. Un oiseau grandiose, qui vole plus haut et qui chante comme le vent caresse la mer. Poisson amoureux craignait d'être vulnérable sans son "pas d'air" dans la maison de l'oiseau. Oiseau magnifique, en fait, ne mangeait pas les poissons, il croyait qu'ils le comprenaient mieux que ses semblables. Il se questionnait constamment: "Qui suis-je? Où vais-je? Pourquoi?" des pourquoi à l'infini. L'oiseau penseur, se disait qu'en bas, les poissons, dans le calme de la fin du ciel, comprenait tout sur ses pourquoi. Oiseau penseur, poisson penseur, la mer et le ciel amoureux l'un de l'autre et espérant comprendre les univers parallèles qui les abritaient. Poisson peureux se sentait plein d'air et les écailles fragiles. Il devait retourner manquer d'air, de toute façon il ne volerait jamais aux côtés de son oiseau.
Poisson fuyard retourna dans son monde, afin de tourner en rond, son monde là où tout est semblable d'un corail à l'autre. Tourner en ronds ne le rassurait plus finalement. Quelqu'un avait surement déplacé les choses parce qu'il n'avait plus de maison. Au fond de la mer, dans la noirceur et le calme, il s'imaginait volant avec son oiseau. Poisson insatisfait ne se pouvait plus du manque d'air, il voulait de l'air à s'en brûler l'intérieur. Petit poisson, le retour de petit poisson? Poisson amoureux se confectionna des ailes fait de morceaux de corail et de ses propres écailles. S'entraina pendant des mois afin d'être un poisson volant, un demi-oiseau des mers. Poisson courageux partie en quête de son oiseau, les arrêtes remplis d'espoir. Il ratissa les quatre coins du ciel, parcouru les montagnes à la recherche de son amour abandonné.
Poisson anxieux ne perdait pas espoir, son âme nouvelle de demi-oiseau lui disait que l'amour ne se perd jamais, qu'il fallait être patient. Trop de soleil, trop d'air, trop de souffrance, petit poisson séchait au soleil. Il suivait les couleurs du coucher de soleil et aperçu un chemin de plumes. Au bout de ce chemin, un oiseau blessé, les ailes coupées. Oiseau penseur, les ailes arrachées, n'était plus habité par sa lumière. Poisson affolé pris son envol et continua de voler vers les couleurs du soleil couchant, et vola trop vite et trop près de la lumière. Poisson brisé brûla sous les rayons et sa poussière d'écailles fût répandue partout dans la contrée.
On raconte, que le soir au coucher de soleil, on peut l'apercevoir sauter hors de l'eau et voler vers la couleur. Depuis, plus aucun poisson ne sut aimer un oiseau.
Signé Petit poisson
jeudi 21 octobre 2010
Les p'tits bonheurs de Tati
- Aller à la banque pendant les heures les plus achalandées
- Rouler trop lentement sur l'autoroute dans la voie rapide
- Échanger le sucre pour du sel dans mes recettes
- Raconter ma vie à quiconque m'appelle, surtout aux inconnus
- Dire oui aux gens qui font du porte à porte et leur sortir mes albums photo
- Crier "bingo" après que le premier numéro ait été tiré.
- Me plaindre de mon incontinence et de ma constipation aux serveurs
- Arrêter les gens dans la rue et leur dire qu'ils sont des enfants ingrats
- Prendre mon temps à la caisse en comptant mes sous et recommencer plusieurs fois
- Ne pas reconnaitre les gens que je connais et reconnaitre ceux que je ne connais pas
- Faire des becs à pincettes douloureux
- Ponctuer toute conversation de "Où suis-je? et Qui êtes-vous?"
- Traverser la rue trop lentement et agiter ma canne si on me klaxonne
- Me plaindre constamment et sans raison
Tati
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